Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 09:30

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LOUPE DE DENTELLIERE


La loupe de dentellière est un élément important du nécessaire de la dentellière.
Il s’agit d’une sorte de carafe sphérique pansue en verre transparent relativement fin.
Remplie d’eau, elle agit comme une loupe et elle permet aux dentellières de mieux s’éclairer en apportant de la lumière sur leur carreau.
Une chandelle installée à proximité donnait un éclairage qui était absorbé par la boule puis rediffusé vers l’ouvrage.
Elle a donc une action de diffusion et amplification, en concentrant les rayons de la lumière en les orientant directement sur l’ouvrage.

Une loupe de dentellière mesure de 15 à 30 cm de diamètre et de 25 à 50 cm de haut avec un pied et de 15 à 20 cm sans pied.
Elle comporte un pied souvent en forme de balustre ou une courte tige verticale en verre permettant de la ficher dans le trou prévu à cet effet dans le plateau d'une table
Il est aussi possible de trouver des loupes avec un pied en bois.
Au sommet de ce pied en bois est creusé un réceptacle circulaire incurvé adapté au fond arrondi de la boule, permettant ainsi de caler la loupe.
Certaines loupes dépourvues de pied pouvaient aussi être suspendues par le goulot.
Certaines loupes ont un verre légèrement teinté : vert, marron, jaune.
La loupe de dentellière était posée sur un guéridon à 3 pieds ou sur un pied de chèvre (un petit tabouret).

Les dentellières pouvaient ainsi travailler une bonne partie de la soirée.
« La confection de dentelle au carreau – dite dentelle du Puy – a été une activité soutenue dans tout le Velay de l’Ancien Régime jusqu’au milieu du XXe siècle, notamment dans les campagnes. Pratiquement toutes les femmes savaient travailler au carreau.
On confectionnait de la dentelle quasiment jusqu’à la mort et il était fréquent de voir de vieilles femmes aux yeux et aux doigts usés en faire encore. La confection de dentelle procurait aux femmes un maigre complément de revenus pour le foyer, mais elles étaient quand même fières de ce « petit salaire » qui ne devait rien à leur homme.
En hiver, elles s’installaient dans l’Assemblée ou bien se retrouvaient en soirée chez l’une d’elles auprès du feu. Assises sur une chaise basse à haut dossier, elles posaient au centre d’un petit guéridon le « chaleil» (lampe à huile) dont la lumière se diffusait au travers d’une boule de verre (ou bouteille) remplie d’eau. Cela permettait d’éclairer, en faisant loupe, juste l’endroit du carreau sur lequel elles piquaient la dentelle. »
On trouve loupes de dentellière dans deux principales régions de France : Normandie et Velay

 

 

Le carreau : Support ou métier permettant de confectionner la dentelle. On le posait sur les genoux, les pieds rehaussés sur un petit banc en été ou une chaufferette en hiver. On peut voir les fuseaux, les épingles, le carton et le fil. A Présailles, on utilisait surtout du fil de lin. Le carreau était remis aux filles vers l’âge de douze ans ; elles le gardaient jusqu’à leur mort.
Le carton : C’est le patron sur lequel est perforé le modèle de la dentelle à exécuter. Il indique à la dentellière les points à exécuter autour d’épingles enfoncées dans les trous du carton. Pour bobiner le lin sur les fuseaux, les dentellières se servaient d’un rouet en bois.

La planchette : Au fur à mesure de sa confection et pour qu’elle ne se froisse pas, la dentelle au mètre était enroulée autour d’une petite planchette finement sculptée, généralement offerte par le fiancé ou l’amoureux. Le travail était payé selon une mesure ancienne, l’aune, qui valait environ 120 cm. On mesurait la dentelle à l’aide d’une planchette étroite d’une demi-aune (la mezzaoune).

 

Sources : http://www.presailles.net/dentellieres.htm

                   http://www.citedesarts.com/fr/Aff.php?select_nom=12

Par Le Jacquemart - Publié dans : Section Dentelle
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